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 Herskovits- L'ouvre et la pensée de Melville Jean Herskovits

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مُساهمةموضوع: Herskovits- L'ouvre et la pensée de Melville Jean Herskovits   الأحد 14 مارس 2010 - 15:07

L'œuvre et la pensée de Melville Jean Herskovits

Melville Herskovits est le fondateur de l’américanisme noir. Il est le premier anthropologue américain a avoir compris que les Amériques noires constituaient un ensemble anthropologique propre ayant au départ une même
situation : le système de plantation colonial qui a été ensuite construit un ensemble particulier.Aucun anthropologue n’avait jusque là étudié les Noirs américains pour eux-mêmes : la question noire était considérée comme une question sociologique.
Les sociologues pensaient que les Noirs ne pouvaient pas intéresser l’anthropologie parce qu’ils n’avaient pas de structure propre. L’œuvre d’Herskovits est de déconstruire cette approche d’une vision exclusivement sociologique. Il s’oppose à Robert Park (école de Chicago) qui avait écrit une histoire des Noirs américains (1909) dans laquelle il indiquait : « Mon sentiment est que le bagage des traditions africaines est très léger.[...] Il est difficile de trouver chez les Noirs quoi que ce soit qui se rattache directement à l’Afrique ». Cette idée est même reprise, bien que nuancée en 1939, par l’anthropologue noir américain Frazier qui écrit : « Jamais dans l’histoire, un peuple n’a été dépossédé de son héritage social comme les Noirs américains. Rien ne reste des coutumes et des usages, des espoirs etd es craintes qui caractérisent la vie de leurs ancêtre en Afrique ». C’est sur ce constant d’abandon qu’Herskovits a construit son œuvre.
Repères biographiques de la vie de Melville Jean Herskovits.
1895 : naissance à Bellefontaine dans l’Ohio.
Il fait ses études à l’université de Colombia où il est l’élève de Franz Boas. Il s’oriente vers les
études africanistes et étudie les aires culturelles en Afrique orientale.
1926 : parution de la civilisation pastorale de l’Afrique orientale.
1927 : mise en place du premier programme de recherche d’étude
africaniste par les Etats-Unis. Or, l’Afrique ne constitue pas un centre
d’intérêt pour l’anthropologie américaine. L’intelligentsia américaine refoule
inconsciemment (?) toute question relative à l’Afrique. Peut-être pour avoir à
prendre en considération la question noire autrement que d’un point de vue sociologique.
1928 : Herskovits se tourne vers les études afro-américanistes
(l’étude de l’Afrique dans le contexte américain). Il publie le Noir
américain, étude d’un croisement racial. La thèse qu’il défend est que les
Noirs américains ne constituent pas un groupe racial car ils sont trop métissés.
La définition du Noir constitue donc un classement social. Début des
enquêtes de terrain en Guyane hollandaise (Surinam actuel) où il s’intéresse aux
Bush Nnegroes et aux créoles citadins de la capitale (Paramaribo). Cette étude fait l’objet de deux livres.
1934 : il va faire son terrain en Haïti qui est
sous contrôle américain. Il mène son enquête sur les sociétés rurales et publie
Life in a Haïtian valley (1937).
1936 : il signe le manifeste sur
l’acculturation. Il est le fondateur de l’anthropologie culturelle nord américaine.
1938 :Il est au Dahomey, sur la côte des esclaves, donc de la
principale région d’où provenaient les esclaves noirs américains. Il publie
Dahomey, an ancient west african kingdom.
1939 : il poursuit ses
recherches à Trinidad (Trinidad et Tobago)
1941 : séjour au Brésil où il
participe à une recherche collective sur les Noirs du Brésil avec
l’anthropologue suédois Mirdal. Il publie les fruits de ses recherches : The
myth of the negro past (1941) qui sera traduit en français sous le titre
: L’héritage du Noir, mythe et réalité (Présence africaine 1945). Ce
livre constitue l’acte de naissance de l’afro-américaine.
1945-1962 :
nombreux séjours en Afrique afin de comprendre les phénomènes de contact entre
les cultures et les processus d’acculturation.
1961 : création de la première
chaire universitaire d’Etudes africanistes. Elle est tenue par Melville Herskovits.
1969 : mort d’Herskovits dans l’Illinois.
Les apports d'Herskovits à l'anthropologie des Amériques noires.
Ces apports sont de trois ordres.



  • Il met en évidence l'importance des études afrio-américainstes pour
    comprendre l'Afrique. La culture des Noirs des Amériques éclaire certains
    aspects de la culture africaine. Certains aspects culturels ayant disparu en
    Afrique en raison de la colonisation sont toujours présents dans les sociétés de
    Noirs américains ; il est ainsi des questions religieuses. En effet, de nombreux
    esclaves ont été des dignitaires religieux qui ont pu être écarté par ce moyen ;
    ils constituaient un contre pouvoir au pouvoir politique. Leur esclavage résulte
    d'un conflit de pouvoir. Mais en contrepartie, ils ont maintenu une certaine
    survivance des coutumes et la religion a permis la formation d'un agrégat identitaire.

  • Il fait passer les études afro-américaines de la recherche localisée à une
    recherche systématisée et comparatiste. Il a établi un programme de recherches
    sur les études afro-américaines à partir duquel il fait prendre conscience de
    l'existence d'une unité culturelle. Il recherche aussi les survivances
    invisibles (sensibilité, mentalité, esprit, etc.). Pour mener à bien cette
    œuvre, il s'efforce de construire une méthodologie afro-américaine. IL souhaite
    un comparatisme prudent entre l'Afrique et les Amériques noires. Et précise que
    l'on ne peut comparer l'Afrique d'aujourd'hui avec l'Amérique noire actuelle
    parce que l'histoire a évolué de manière différente dans les deux cas. D'autre
    part, des éléments culturels peuvent avoir changé de fonction entre les deux
    zones. L'étude de ces différences revêt d'ailleurs une importance capitale car
    c'est elle qui montre les changements, donc les évolutions.

  • Enfin, il refuse de se laisser enfermer dans une méthodologie et une
    discipline unique. Il estime nécessaire de s'intéresser à l'histoire, à la
    psychologie, à l'économie, à toutes les disciplines des sciences sociales.



Le mythe du passé noir.
Ce livre constitue l’aboutissement d’une réflexion sur l’Afrique et les Amériques noires.
Ce livre est publié en 1941, mais comme la question noire n’intéresse pas le
public, il faut attendre 1958 pour qu’il commence à faire l’objet d’une étude
réflexive. Le livre est réédité en 1958 et devient la « bible » des mouvements
noirs américains. Cet ouvrage devient alors un best seller.
Or ce livre ne constitue qu’une partie des recherches entreprises par l’équipe de Mirdal au
Brésil. La totalité du programme a été publié en 1944 sous le titre du
Dilemme américain. La thèse développée est que le Noir américain
constitue un groupe ethnique propre possédant une culture propre. Cette théorie
constitue une véritable révolution car pendant les années 30/40, les Noirs sont
perçus comme un groupe racial dépourvu de tout passé propre. Les grands
thèmes développés par ceux qui dénient toute culture aux Afro-américains sont :



  • les Noirs sont d'un naturel puéril et s'adaptent à toutes les situations.

  • Seuls les plus médiocres ont été réduits en esclavage ;

  • les Noirs ont été importés de toute l'Afrique ; il y a donc une grande
    diversité des Noirs, ce qui a pour conséquence qu'il ne peut y avoir de
    dénominateur commun entre eux.

  • les Noirs provenant d'une ethnique donnée auraient pu vivre ensemble ; or en
    observant les cultures de leurs maîtres, ils ont modifié leurs comportements.

  • les Noirs sont dépourvus de passé.


Herskovits démontre que ces cinq points sont erronés. Or les Noirs ont
intériorisé cette appréhension de leur situation par les Blancs. Ils savent
d’autre part que les civilisations africaines ont été riches et complexe et que de grands empires ont été réalisés.
Les étudier dans le strict contexte des Etats-Unis, sans perdre en compte l’appartenance africaine aboutit donc à un
contre sens. Il montre que le Blanc a aussi reçu du Noir, car ces derniers ont
un passé, une culture.
Pour cela, il s’appuie sur les travaux des
africanistes européens. Son livre déplace donc la question noue du terrain
social au terrain cultuel ; il permet aux Noirs de s’affirmer comme
afro-américains, ce qui en définitive leur permet d’être reconnu comme des
Américains à part entière : ce sont des immigrants venus d’ailleurs.
Organisation sommaire du livre :
Chapitre 1 : les différents mythes
concernant les Noirs américains sont examinés.
Chap. 2 : étude des origines
ethniques. Les Noirs sont originaires du Golfe de Guinée, région comprise entre
le Sénégal et l’Angola.
Chap. 3 : Cette Afrique de l’Ouest présente une aire
culturelle uniforme : similitude d’organisations sociales, polygamie, économie
de marché, rôle des femmes, souvent commerçantes (Mama Benz). Il y a bien une
convergence culturelle et institutionnelle.
Chap. 4 : il répond à
l’affirmation du Noir docile qui se soumet à l’esclavage. Il montre les
nombreuses révoltes, le marronage et explique l’absence de révolte parfais en
raison du système répressif.
Chap. 5 : démonstration du processus
d’acculturation Blanc/Noir et Noir/Indien. Acculturation aussi avec son nouveau
milieu naturel.
Chap. 6 : étude des cultures afro-américaines actuelles dans
les Amériques noires : gestion du corps, questions de politesse, système de
parenté, place de la femme, éducation des enfants, etc.
Chap. 7 :
l’afro-américanisme dans la vie religieuse.
Chap. 8 : Arts, folklore,
musique...
Conclusion : Le Noir des Amériques dispose d’un héritage très
riche, une mémoire collective vivante avec des liens très forts à la fois avec
l’Amérique et l’Afrique.
Bilan critique de l'œuvre d'Herskovits.
Certaines théories soutenues par Herskovits sont remises en question.
Problème de fond.
Herskovits a créé une anthropologie centrée sur
l’origine culturelle et historique des peuples. On y perçoit l’influence de
Franz Boas. Pour Boas, la culture est patrimoine. IL faut se rappeler que Boas
est Allemand et que pour les Allemands ce qui est constitutif ce n’est pas le
sol mais la culture. On est Allemand par sa culture et la nation allemande
existe partout où vivent des Allemands.
Herskovits a transposé cette théorie
à l’anthropologie culturelle e dans cette discipline, les recherche sont
orientées vers les origines culturelles. La culture est un héritage qui se
transmet de génération en génération. Herskovits ne peut concevoir une culture
qu’avec une profondeur historique, ayant ses origines dans un passé lointain
d’où le titre de son livre : le mythe du passé noir.
L’anthropologie
culturelle est donc tournées vers le passé ; elle a pour but de faire le lien
entre le présente et le passé lointain. A travers cette vision, il veut montrer
qu’il n’y a pas de rupture culturelle entre les Amériques noires et l’Afrique.
Les études afro-américanistes constituent donc un volet des études africanistes
; elles font partie intégrante du domaine des Africanistes.
Cette vision ne correspond plus à la réalité du présent : dans un premier temps, l’anthropologie
ne se tourne plus vers le passé, mais vers le présent. D’autre part, les études
sur les afro-américains constituent en champ propre des études américanistes,
sans renier la part africaine.
Mythe des origines.
Ce mythe est important car il permet la
recherche d’une certaine authenticité. Il pose la question du métissage, mais le
danger réside dans le fait qu’il se prête à des manipulations idéologiques.
Une culture ne se définit pas uniquement par le passé.
L’objectif d’Herskovits a été de légitimer la culture noire-américaine. Il a
donc fallu en premier lieu faire prendre en compte le fait des Noirs Américains
comme un groupe culturel spécifique. Mais la démarche entreprise aboutit
actuellement à des impasses car elle et trop statique parce qu’exclusivement
tournée vers le passé.
Herskovits s’intéresse aux contacts culturels plus
qu’aux dynamiques internes des cultures. Or la culture n’est pas uniquement
héritage ; elle est aussi quelque chose qui se fabrique à travers le temps, qui
évolue en permanence. L’individu travaille son héritage en fonction des enjeux
auxquels il est soumis, en fonction de interactions avec les autres groupes.
Herskovits cherche à échapper au naturalisme de la race, mais il
tombe dans celui d’une culture conçue comme une seconde nature, comme un
héritage auquel on ne peut échapper. La culture est toujours soumise à
interprétation. La question est de savoir et de comprendre pourquoi telle
reinterprétation plutôt que telle autre. Mais la notion de reinterprétation renvoie à deux concepts :



  • processus par lequel d'anciennes significations sont attribuées à des
    éléments nouveaux ;

  • processus par lequel de nouvelles valeurs changent la signification
    culturelle de valeurs anciennes.



Les Amériques noires empruntent des éléments aux cultures européennes et
indiennes ; elles les travaillent avec leurs valeurs africaines. Mais ils
conservent aussi des pratiques anciennes en leur donnant de nouvelles valeurs.
Il y a là aussi une révolution culturelle.
Or dans le cas de Amériques
noires, Herskovits n’a vu que le premier processus. La mentalité africaine
demeure toujours présente car il croit à la permanence des mentalités, ce qui
est, de nos jours, contesté. Il faut percevoir la culture comme un processus
dialectique : elle existe pour des individus qui reinterprètent des modèles en
fonction de la situation dans laquelle ils vivent, ou ont vécu. La culture ne
peut être comprise que reliée dans un système d’interaction, ce qui montre à
l’évidence l’importance des relations culturelles interethniques.
Le défaut
de l’anthropologie culturelle est de ne pas étudier la clture comme un système.
Les survivances sont étudiées pour elles-mêmes sans être reliés à un système
culturel complet. Si l’on se place dans cette nouvelle approche, les
africanismes prennent alors un autre sens : ils ne constituent plus des
survivances, mais des créations culturelles. Il y a une réaction des modèles
africains.
Les liens entre l’Afrique et les Amériques noires sont très
complexes.
Critique d’Herskovits par Roger Bastide.
Bastide a noté que le lien
entre la psychologie et le culturel est particulièrement important car on a à
faire à des individus qui se rencontrent. IL faut en effet, à partir de ce
moment, tenir compte de la psychologie des individus. Les faits sont donc
essentiellement mentaux et non matériels. Or selon Boas, les interprétations
sont liées à des modèle culturels.
Herskovits pense que c’est
l’intériorisation de la culture (la mentalité) qui est primordiale. Il ne voit
pas que cette psychologie dépend des cadres sociaux qui possèdent des
caractéristiques propres. Herskovits s’appuie pour sa démonstration sur le
Candomblé brésilien. il montre que les transes mystiques ne sont pas des
phénomènes pathologiques. La transe est un phénomène culturel car elle obéit à
des schémas appris et codifiés. Il y a mise en scène de la transe mystique. Ces
transes obéissent à une fonction : permettre un exutoire des tensions sociales
que vivent les Noirs, qu’ils soient Brésiliens, Haïtiens ou Cubains. La transe
devient une catharsis qui renforce la solidarité du groupe. Le fonctionnalisme
reste psychologique ; il lui manque un volet sociologique. Ces cultes possèdent
une fonction politique : elles constituent un lieu de réunion sociale, où peut
se développer une certaine économie. Bastide met l’accent sur la situation
globale : il critique que la communauté soit prise comme un ensemble clos
(monographie) sans tenir compte de l’environnement. Pour Bastide, on ne peut
comprendre de communautés et les choix qu’elles opèrent que si on les relie au
cadre régional, national, dans lequel se trouvent ces communautés.
Bibliographie complémentaire : Herskovits : Les
Noirs du Nouveau monde, sujet de recherche africaniste in Journal des
Africaniste 1938






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